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Témoignage 01/02/2010

Mon futur métier dans l'industrie : Alison Quiévreux, soudeuse

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Alison Quiévreux

  - 32 ans

soudeuse

J’aime la précision, la rigueur, le travail manuel.

En bref

Passer de l’architecture d’intérieur à la soudure n’est pas donné à tout le monde. Alison Quiévreux, 32 ans, a tenté le coup. Témoignage d’une jeune femme hors normes.

Passer de l’architecture d’intérieur à la soudure n’est pas donné à tout le monde. Alison Quiévreux, 32 ans, a tenté le coup. Témoignage d’une jeune femme hors normes. 

 

L'architecture, sa première vie professionnelle

D’origine parisienne, Alison passe d’abord son Bac STI Génie Civil. Elle intègre ensuite la Sorbonne. Elle y passe une licence Histoire de l’Art, Archéologie et Architecture. Sa licence en poche, elle intègre une prépa en école d’art, l’ISAA, à Paris. Elle travaille comme Architecte d’intérieur dans un cabinet spécialisé dans le Var. Après ces 5 ans, elle déménage à Montélimar.

Malheureusement,  elle ne parvient pas à trouver un travail dans un cabinet d’architectes comme elle le souhaitait. Elle va donc faire différents jobs « Cuisiniste et Décoratrice dans un magasin de meuble » explique-t-elle.
 

Une reconversion professionnelle inattendue dans le nucléaire

Après une période assez difficile tout s’enchaîne rapidement. Alison se renseigne sur le travail dans le nucléaire, « je voulais rester dans ce milieu masculin donc je me suis documentée sur les métiers liés au nucléaire. C’est là que j’ai découvert la soudure ».

Par chance, alors qu’elle cherchait des entreprises susceptibles de l’embaucher en tant que soudeuse, Pôle Emploi la contacte. « Boccard recrutait massivement des soudeurs et tuyauteurs et souhaitait les former à l’Afpa avant de les embaucher ».

Elle se lance donc dans cette nouvelle expérience et découvre un métier qui lui correspond parfaitement. « J’aime la précision, la rigueur, le travail manuel. Cela correspond à mes attentes » explique-t-elle. Elle précise, « c’est un métier qui me plait, et qui a de l’avenir, surtout avec le projet du grand carénage du parc nucléaire d’EDF ».
 

Faire ses preuves dans un métier d'homme

« Bien sûr, comme dans la plupart des métiers, lorsqu’on est une femme, il faut vraiment faire ses preuves » note-t-elle. Mais pour le moment, la question ne se pose pas encore car Alison est en formation à l’Afpa jusqu’à fin septembre.

« Elle se passe très bien. Nous avons de bons formateurs et une bonne ambiance ! » Commente-t-elle. « Nous étudions principalement  le soudage à l’ARC à l’électrode enrobée, et TIG avec une spécialisation sur l’inox » souligne Alison.

Objectif : savoir souder des tubes de différents diamètres, de différentes épaisseurs dans toutes positions. Alison pose déjà ses marques et s’impose parmi les acteurs de la soudure. Elle a gagné il y a peu le concours de soudage de Randstad à Valence et notamment le prix de Valence à l’ARC EE. En récompense, la jeune femme a reçu une cagoule automatique de soudure… cela lui permettra de travailler plus confortablement ! 
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